Pôle France : nouvelle organisation en janvier 2027… et pour les salariés, ça change quoi ?

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Nouvelle Direction IA, séparation Énergie & Télécom, transferts d’activités, nouvelles agences, nouveaux rattachements…

À compter de janvier 2027, l’organisation du Pôle France évolue une nouvelle fois.

Sur le papier, il s’agit avant tout d’une évolution d’organisation.

Mais derrière les organigrammes, les cases qui bougent et les nouveaux rattachements, il y a des salariés, des collectifs de travail et des parcours professionnels.

Ce que prévoit la nouvelle organisation

Le projet comporte plusieurs évolutions significatives.

Parmi les principales : la création d’une Direction IA Pôle France, destinée à renforcer le pilotage de l’intelligence artificielle au sein des activités françaises.

Cette évolution mérite une attention particulière. Comme la CFDT l’a déjà souligné à propos d’AI Backbone, l’introduction de l’intelligence artificielle ne concerne pas uniquement de nouveaux outils : elle peut accompagner des transformations des métiers et de l’organisation du travail.

Autres évolutions : la création des verticaux Énergie & Utilities et Télécom (découpage en deux du vertical Énergie & Télécom), ainsi que des mouvements d’activités vers le Développement Régional.

S’y ajoutent plusieurs évolutions d’agences et de périmètres, notamment autour de SAP Excellence Center, Défense & Sécurité et Aeroline Toulouse.

Bref : l’organigramme bouge !

« Pas d’impact »… vraiment ?

Lorsque l’on parle de réorganisation, la première question des salariés est évidemment : qu’est-ce qui va changer pour moi ?

La présentation de la direction se veut rassurante : cette évolution est avant tout organisationnelle.

Changer d’agence ou de rattachement, avoir un nouveau directeur d’agence, travailler dans une organisation davantage mutualisée entre plusieurs entités ou dépendre d’un pilotage plus éloigné du terrain peut avoir des conséquences très concrètes.

  • Qui décide des priorités ?
  • Qui arbitre lorsque plusieurs entités sollicitent les mêmes compétences ?
  • Qui accompagne réellement le salarié dans son évolution professionnelle ?
  • Quel impact sur la charge de travail des équipes et des managers ?
  • Les collectifs de travail existants seront-ils préservés ?
  • Les opportunités de mobilité, de promotion ou de formation resteront-elles les mêmes ?

Le prêt/emprunt : attention au salarié entre deux organisations !

Le recours à des fonctionnements entre différentes entités mérite également une vigilance particulière.

Sur le papier, mutualiser les compétences peut permettre davantage de souplesse et faciliter l’affectation des expertises là où elles sont nécessaires.

Mais côté salarié, il faut éviter de se retrouver entre deux organisations, avec un rattachement administratif d’un côté et les exigences opérationnelles d’une autre entité de l’autre.

Les responsabilités doivent rester claire.

Quel manager fixe les objectifs ? Qui arbitre les priorités ? Qui suit la charge de travail ? Qui accompagne le parcours professionnel ?

La souplesse recherchée par l’entreprise ne doit pas devenir de la complexité supplémentaire pour les salariés.

Et l’IA dans tout ça ?

La création d’une Direction IA constitue probablement l’une des évolutions les plus structurantes du projet.

La CFDT a déjà alerté sur ce sujet : avec AI Backbone, Sopra Steria engage une transformation qui touche potentiellement la production logicielle, les métiers et l’organisation du travail.

Il faut aussi parler :

  • D’évolution des compétences,
  • D’accompagnement et formation,
  • Du contenu des métiers,
  • De la charge de travail,
  • De la reconnaissance des nouvelles compétences,
  • Du parcours professionnel,
  • Et évolution éventuelle des effectifs à moyen terme.

La transformation technologique doit être accompagnée d’une véritable transformation sociale.

Encore une réorganisation… mais quel bilan des précédentes ?

C’est également une question que la CFDT souhaite poser.

Les organisations évoluent régulièrement, avec à chaque fois des objectifs de simplification, d’efficacité, de spécialisation ou de meilleure proximité avec les clients.

Très bien.

Mais avant de déplacer une nouvelle fois les cases, encore faut-il regarder ce qu’ont produit les précédentes réorganisations !

  • Quels bénéfices constatés pour les équipes ?
  • Quels impacts sur la charge de travail ?
  • Quelles conséquences sur le management de proximité ?
  • Les changements précédents ont-ils réellement amélioré le fonctionnement quotidien ?
  • Pour la CFDT, le suivi d’une réorganisation est au moins aussi important que sa présentation initiale.

Une organisation doit pouvoir évoluer pour répondre aux transformations des marchés, des technologies et des métiers.

Mais notre rôle est de vérifier que les transformations annoncées ne se traduisent pas demain par davantage de charge, davantage de complexité ou moins de proximité managériale pour les salariés.

Nous serons particulièrement vigilants sur :

  • la charge de travail, notamment lors des changements de périmètre ;
  • la clarté des responsabilités managériales et des rattachements ;
  • le maintien des collectifs et de la proximité managériale ;
  • les conséquences des dispositifs de prêt/emprunt entre entités ;
  • l’évolution des métiers et des compétences liées à l’IA ;
  • la formation et l’accompagnement des salariés concernés ;
  • les conséquences à moyen terme sur l’emploi et les parcours professionnels.

Une réorganisation ne se juge pas seulement à son organigramme !

Elle se juge aussi, et surtout, à ses conséquences concrètes sur le travail.

Vous changez d’agence, de rattachement ou de périmètre ?
 Votre organisation de travail évolue ?

 Vous constatez une augmentation de votre charge ou un manque de clarté dans votre management ?

Une réorganisation peut déplacer des cases. Elle ne doit pas oublier celles et ceux qui travaillent dedans.

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