Synthèse des avis du CSE – Juin 2026
À l’issue des consultations sur le bilan HSCT 2025, le DUERP 2026 et le PAPRIPACT 2026, les élu·e·s du CSE dressent un constat global préoccupant, inchangé depuis plusieurs années.
Un constat clair : peu d’améliorations concrètes
- Les mêmes problématiques persistent, sans résolution durable
- Les actions mises en place restent insuffisantes, peu suivies ou non évaluées et les sujets sont traités davantage en réaction qu’en prévention
Les élu·e·s dénoncent un décalage important entre les documents présentés et la réalité vécue par les salarié·e·s.
Conditions de travail et santé : des signaux d’alerte forts qui montrent une dégradation des conditions de travail
- Une forte augmentation de l’absentéisme et des coûts de prévoyance
- Une surcharge de travail généralisée liée à des effectifs insuffisants
- Un recours important à la sous-traitance, révélateur d’une activité sous tension
Les risques humains restent insuffisamment pris en compte
Les risques psychosociaux (RPS) restent peu traités, peu d’actions concrètes sur la charge de travail et un manque de prévention sur l’hyperconnexion et le droit à la déconnexion.
Moyens de travail et environnement
Les élu·e·s alertent sur des conditions encore inadaptées : manque de matériel, absence de prévention des TMS, travail en open spaces dégradé (bruit, manque de salles).
Les risques environnementaux (bruit, températures, qualité de l’air, hygiène) restent insuffisamment pris en compte.
Un manque de transparence persiste
Le suivi des actions reste insuffisant, avec peu d’indicateurs fiables et manque de retours aux élu·e·s et aux salarié·e·s.
Les propositions des représentant·e·s du personnel sont encore trop peu prises en compte.
Vos élu·e·s CFDT demandent : des actions concrètes et suivies dans le temps, une meilleure prise en compte des risques (notamment humains), des moyens adaptés et un dialogue social renforcé.
Au regard de ces éléments, les élu·e·s du CSE ont émis un avis négatif sur les trois dossiers.
Les élu·e·s rappellent que les enjeux de santé, de sécurité et de conditions de travail nécessitent désormais des actions concrètes, durables et en adéquation avec la réalité du terrain.

