Comment bien réagir à une demande de Rupture Conventionnelle ?

Ne restez pas seul

Un de vos manageurs vous convoque à un « entretien » sans détail, ou pour parler de votre progression et carrière ?

Vous arrivez sans vous méfier et le couperet tombe :
il vous propose de quitter l’entreprise pour aller voir ailleurs s’il y est, bref,
il vous propose une Rupture Conventionnelle !

Rupture Conventionnelle (RC) = Fin de contrat de travail passant par un accord entre le salarié et l’employeur, ouvrant droit aux allocations chômage. Pas de RC sans accord du salarié, totalement libre de refuser ! Celle-ci s’accompagne d’une négociation, avec notamment une indemnité.

(voir aussi : Rupture du contrat de travail chez Sopra Steria : Vos options et vos droits ⚖️)

L’indemnité : Plusieurs manageurs essayent de faire croire que l’indemnité est calculée par une formule et que la direction calcule et que le salarié n’a qu’à accepter !

Attention, dans une Rupture Conventionnelle, TOUT SE NÉGOCIE ! :
la date de départ, la dispense d’effectuer du travail en attendant cette date, une formation, un accompagnement dans la recherche ou la mise en place d’un projet, … et surtout le montant de l’indemnité.

L’indemnité ne peut être inférieure à l’indemnité légale et conventionnelle, soit 1/3 de mois de salaire par année d’ancienneté (1/4 si moins de deux ans d’ancienneté). Ensuite, tout peut être pris en compte : trimestre à racheter pour avoir droit à la retraite, maintien du revenu pour compléter l’indemnisation chômage, indemnité de départ en retraite que vous auriez dû percevoir au vu de votre ancienneté, cotisations pour une complémentaire santé, … et votre désir ! Votre ancienneté est un vrai atout et une vraie sécurité, il faut prendre en compte les risques liés à un nouvel emploi. Pensez également aux impôts et à la carence avant de toucher le chômage (maximum 6 mois).

Cette indemnité s’ajoute évidemment au solde de tout compte avec les jours de congés et autres à régler au salarié.

Un formulaire CERFA est à signer en cas d’accord. (attention : antidater, c’est faire un faux !). Le salarié a alors un délai de 15 jours pour changer d’avis.

N’hésitez pas à contacter un représentant du personnel CFDT pour vous aider ! À défaut, vous pouvez aussi vous tourner vers un conseil juridique.

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