Groupe Sopra Steria : le mauvais élève des ESN sur l’Index égalité Pro encore en 2023 !

2 traits = égalité

Sopra Steria est toujours aussi mal placée parmi les entreprises du secteur numérique en ce qui concerne l’index égalité Pro* !

Pourtant, l’année dernière, pour améliorer les chiffres chez SSG, la direction avait décidé de supprimer le calcul de l’Index égalité professionnelle entre les femmes et les hommes au niveau de chacune des 4 sociétés de l’UES (SSG, I2S, SHRS, SBS), et de tout regrouper en un seul Index ! Du coup, le chiffre s’était mathématiquement amélioré.

Pas de miracle cette année, pas d’autre astuce mathématique, et AUCUNE AMÉLIORATION DE LA SITUATION pour tendre vers l’égalité entre femmes et hommes dans l’UES ! Toujours la note de 89, comme l’an passé.

Non, pas d’amélioration de la situation des femmes

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En effet, en regardant les écarts de salaires classification par classification, tout semble s’arranger, mais en fait les femmes atteignent un plafond de verre et sont souvent sous-classifiées dans notre entreprise. Leur salaire peut continuer d’augmenter avec les années d’expérience. Ce qui fait que dans une même classification les femmes sont parfois mieux payées que les hommes… mais elles ont une ancienneté plus grande ! Mais cela n’est pas pris en compte dans l’index.  

Les années précédentes, l’écart de salaire était fait par catégories socio-professionnelles (Ingénieur et Cadres d’un côté, d’un autre Techniciens et Agent de Maitrise, d’un autre Employés et d’un dernier Ouvriers). Ce qui permettait de comparer réellement les salaires : il y avait d’ailleurs 18,7% d’écart entre les femmes et les hommes cadres de plus de 50 ans ! On ne regarde plus ce détail ! Il n’y a ainsi plus de problème !

*Index égalité professionnelle : Comment ça marche ?

Il s’agit d’une note officielle et annuelle sur 100, mise en œuvre depuis 5 ans par le gouvernement. Elle est publiée sur le site internet des entreprises. Si la note est inférieure à 75 sur 100, l’entreprise a 3 ans pour remédier au problème (c’est dire si cette note est gentille !).

Pour obtenir cette note sur 100, 5 critères sont pris en compte par le ministère du travail :

  • 40 points sont attribués à la rémunération: moins les écarts sont importants entre les femmes et les hommes, plus on obtient de points.
  • 20 points sont attribués en fonction de la différence entre le % de femmes augmentées et le % d’hommes augmentés.
  • 15 points concernent les promotions, il s’agit de la différence entre le % de femmes promues et le % hommes promus.
  • 15 points siune augmentation de salaire est accordée aux salariées revenant de congé maternité.
  • 10 points sont accordés aux sociétés ayant au moins 4 femmes parmi les 10 plus hauts salaires.

Malheureusement de nombreux biais déforment cette note, par l’ajout de taux de tolérance et autre pondération via des « seuil de pertinence » qui font baisser de parfois plus de 2 points les écarts mesurés.

L’UES (SSG, SBS, SHRS, I2S) obtient les résultats suivants pour 2023 :

  • Sur le 1er critère écart de rémunération, SSG obtient 39/40 ! Cela grâce au calcul par classification et au regroupement de toute l’UES… Sans oublier le fantastique « seuil de pertinence » fait absurdement diminuer l’écart de quelques points !
  • Sur le 2ème critère écart d’augmentation individuelle 20 points sur 20. (Idem, pondération magique !)
  • Sur le 3ème critère écart sur les promotions 15 points sur 15.
  • Sur le 4ème critère pourcentage de salariée augmentée au retour d’un congé maternité : 100% des salariées sont augmentées donc 15 points sur 15.Il faut dire que c’est une obligation légale…
  • Sur le 5ème critère nombre de salariés du sexe sous représentés parmi les 10 plus hautes rémunérations : 0 donc 0 point sur 10.

Soit un total de 89 sur 100 pour Sopra Steria.

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