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Depuis le 1er juillet 2026, le congé supplémentaire de naissance est entré en vigueur. Ce nouveau droit permet aux salariés concernés de bénéficier d’un congé légal lié à la naissance ou à l’adoption d’un enfant.
Mais chez Sopra Steria, la lecture faite par la direction concernant la mutuelle et la prévoyance pose problème (voir son e-mail du 15 juin 2026)
La direction a décidé qu’en cas de congé pris en deux mois consécutifs, il y aura suspension des garanties mutuelle/prévoyance sauf si le salarié paie 100 % des cotisations. La CFDT exige qu’elle applique le maintien intégral des garanties, car le congé est indemnisé par la Sécurité sociale.
La direction a décidé de faire porter au salarié la part salariale et la part employeur de la complémentaire santé. La CFDT exige qu’elle applique le maintien de la répartition habituelle des cotisations entre salarié et employeur.
La direction a décidé de considérer ce congé comme un simple “autre cas de suspension du contrat”. La CFDT exige qu’elle le traite comme un congé légal lié à la parentalité, ouvrant droit à indemnités journalières
La direction a décidé de créer une différence selon la façon dont le congé est pris. La CFDT exige qu’elle garantisse les mêmes droits à tous les salariés concernés.
Pour la CFDT Sopra Steria, la position de la direction n’est pas tenable et doit corriger. La CFDT a mis le point à l’ordre du jour du CSE et a demandé à l’avocat son avis et il donne raison à la CFDT.
Le congé supplémentaire de naissance est prévu par le Code du travail. Il ouvre droit à une indemnité journalière de Sécurité sociale. L’accord de branche sur la complémentaire santé prévoit clairement que, lorsqu’une suspension du contrat ouvre droit à des indemnités journalières de Sécurité sociale, les garanties doivent être maintenues et les cotisations doivent continuer à être partagées entre l’employeur et le salarié.
La CFDT demande donc à la direction de revoir sa position et d’appliquer pleinement les textes. Aucun salarié ne doit être pénalisé financièrement parce qu’il prend un congé légal lié à la naissance ou à l’adoption de son enfant.
La CFDT restera mobilisée jusqu’à ce que les droits des salariés soient respectés.
Les salariés concernés peuvent se rapprocher de leurs représentants CFDT pour toute question ou difficulté.

