À partir d’aujourd’hui, 8 novembre, 16h46, les femmes « travaillent gratuitement » jusqu’à la fin de l’année !
Chaque année, l’organisation féministe « Les Glorieuses » calcule la date et l’heure à laquelle les femmes, en moyenne, cessent symboliquement d’être payées en raison de l’écart salarial entre hommes et femmes. Pour 2024, cette journée tombe le 8 novembre à 16h48. À partir de ce moment, les femmes « travaillent gratuitement » jusqu’à la fin de l’année, en comparaison avec leurs collègues masculins.
En France, l’inégalité salariale reste une réalité. À travail égal, une femme gagne en moyenne 9 % de moins qu’un homme, et cet écart monte à près de 17 % en incluant tous les types de postes et niveaux de responsabilité. Cette situation touche particulièrement les secteurs majoritairement masculins, comme l’informatique, où les femmes sont souvent moins bien payées et moins présentes dans les postes de direction.
Chez Sopra Steria, il n’y a aucune femme dans les 10 plus hauts salaires de l’entreprise.
2 nouveaux postes ont été crées à la Direction Groupe il y a peu, mais encore aucune femme n’a été nommée.
Et l’écart de salaire entre les femmes et les hommes chez SSG est toujours de plus de 10% en faveur des hommes !
(voir : Groupe Sopra Steria : le mauvais élève des ESN sur l’Index égalité Pro encore en 2023 !)
Dans l’informatique, où la demande de talents est forte, les femmes rencontrent encore des obstacles importants. Les stéréotypes de genre, qui définissent l’informatique comme un domaine « masculin », limitent l’accès des femmes aux postes techniques. Celles qui y travaillent se voient souvent proposer des salaires inférieurs à ceux de leurs collègues masculins, même avec des compétences équivalentes. Les rares femmes présentent dans le top management dans le groupe Sopra Steria sont cantonnées aux RH ou RSE et approchent rarement les postes « opérationnels ».
La CFDT soutient des actions pour réduire ces inégalités, notamment dans des secteurs comme le numérique. La CFDT appelle les entreprises à plus de transparence dans leurs pratiques salariales (pour savoir votre situation : Positionnement salarial : Contactez-nous ! ) et encourage l’embauche et la promotion de femmes dans les métiers techniques. La CFDT réclame également des politiques salariales justes et luttent contre le « plafond de verre » qui empêche de nombreuses femmes de progresser dans leur carrière. Avec des actions continues, l’objectif est de changer la perception et d’améliorer les conditions de travail des femmes, afin qu’elles aient les mêmes opportunités de carrière et de salaire que leurs collègues masculins.
La CFDT Sopra Steria a aussi écrit (et obtenu !) un accord pour permettre aux salariés à temps partiel de cotiser à temps plein pour la retraite. Les femmes étant le plus soumises au temps partiel dans leur carrière, ceci permet de diminuer l’écart de retraite des femmes(Temps partiel avec maintien des cotisations retraites à taux plein : La CFDT propose un accord, la direction dit oui !).
D’où l’importance de donner du poids aux représentants du personnel d’Organisations Syndicales
qui vous ressemblent et qui travaillent pour vous tout au long de l’année
en votant CFDT !


